Retour sur le TechMeeting du 16 septembre 2026

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Souveraineté numérique : passer à l’action

Après un premier TechMeeting consacré aux enjeux et aux dépendances liés à la souveraineté numérique, IT Valley a poursuivi la réflexion le 16 septembre dernier avec une nouvelle soirée résolument tournée vers les solutions.

Réunis à Fribourg, Manuel Calvino, Jean-Jaques Kohler et Christoph Buerki ont apporté leurs regards complémentaires sur une même question : comment profiter du cloud, de l’intelligence artificielle et des services numériques tout en gardant la maîtrise de ses choix, de ses données et de ses dépendances ?

Trouver le bon équilibre entre innovation et maîtrise

Manuel Calvino, Cloud, Data & AI Business Development Manager chez Swisscom, a rappelé que la souveraineté numérique recouvre plusieurs dimensions : la maîtrise des données, le contrôle opérationnel des systèmes et la capacité à réduire sa dépendance à certaines technologies ou certains fournisseurs.

L’enjeu n’est pas de renoncer aux avantages du cloud ou des plateformes numériques, mais de trouver le bon équilibre entre innovation, richesse fonctionnelle et maîtrise des risques. Plus les services sont intégrés, plus ils permettent aux organisations de se concentrer sur leurs activités, mais plus les questions de portabilité et de sortie du fournisseur deviennent importantes.

Cette réflexion s’étend désormais à l’intelligence artificielle, avec un enjeu supplémentaire : préserver sa capacité de jugement face à des outils de plus en plus présents dans les processus de travail et de décision.

Connaître ses dépendances pour mieux les maîtriser

Jean-Jaques Kohler, expert en gestion des risques chez E-Secure, s’est placé du point de vue des PME. Renforcer sa souveraineté numérique ne nécessite pas forcément de grands investissements : la première étape consiste à savoir de qui et de quoi l’entreprise dépend réellement.

Messagerie, logiciels SaaS, hébergement, sauvegardes, outils d’IA, accès administrateur ou prestataire informatique : cartographier ces dépendances permet d’identifier rapidement les points critiques. La localisation en Suisse ne suffit d’ailleurs pas, à elle seule, à garantir la maîtrise d’un service.

La réversibilité constitue notamment un enjeu central. Que se passerait-il si un fournisseur essentiel devenait indisponible pendant 72 heures ? Cette simple question permet déjà d’évaluer la capacité d’une organisation à poursuivre ses activités et à reprendre la main en cas de problème.

Passer concrètement à l’action

Christoph Buerki, expert en transformation digitale à la Chancellerie fédérale, est venu compléter ces approches avec son regard issu de la transformation numérique au sein de l’administration fédérale. Son intervention a également permis d’élargir la réflexion aux enjeux de gouvernance, de maîtrise et de résilience dans le contexte du secteur public.

À travers les trois interventions et les échanges avec le public, un message commun s’est dégagé : la souveraineté numérique ne signifie pas s’isoler technologiquement, mais connaître ses dépendances, faire des choix éclairés et conserver suffisamment de contrôle pour continuer, s’adapter ou changer de solution lorsque cela devient nécessaire.

Inventorier ses dépendances critiques, maîtriser ses accès administrateur, tester l’export de ses données, examiner les conditions de sortie d’un fournisseur ou encore prévoir un mode de fonctionnement dégradé sont autant de mesures concrètes pour renforcer progressivement la résilience de son organisation.

IT Valley remercie chaleureusement les trois intervenants de cette conférence, ainsi que l’ensemble des participant·e·s, pour leur présence et la qualité des échanges.

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